oecuménisme

L’Esprit souffle où et quand il veut

L’œcuménisme, est-ce que ça vaut encore la peine ? Nombreux sont ceux qui s’interrogent sur la vitalité et même sur la pertinence de l’œcuménisme. On a suffisamment à faire chacun chez soi, dit-on, et puis plus personne n’y croit, l’air du temps est plutôt à la restauration des identités… De plus, il y a quelque chose de figé dans les activités proposées, qui n’auraient plus de sens que pour les convaincus des années 1970.
Si on prend tout cela comme un constat, il y a là une part de vérité. Mais si on garde au cœur et à l’esprit l’exigence d’un témoignage commun des chrétiens, on verra les choses autrement. Et d’abord on se gardera de la tentation de l‘abandon. Les petits noyaux qui subsistent peuvent devenir les graines d’une nouvelle floraison, inattendue. Car l’Esprit souffle où il veut et comme il veut.
Nîmes a une vocation particulière à l’œcuménisme, de par son histoire. Elle est l’une des rares villes où le protestantisme, certes minoritaire, a un certain poids démographique et sociologique. Aussi ces petits noyaux sont-ils bien vivants, cultivés par des Chrétiens fidèles et nombreux.
Le CNEC (Comité nîmois des Églises chrétiennes) s’emploie justement à faire vivre des temps privilégiés de l’année chrétienne dans l’affirmation d’une foi commune en Jésus -Christ.

L’oecuménisme à Nîmes : un peu d’histoire

Tout a commencé dans les années 70, après le Concile Vatican II :  un groupe, composé de représentants des Eglises catholique, Réformée et orthodoxe s’est constitué. Il s’appelait alors la CIN : Commission interconfessionnelle nîmoise. Au fur et à mesure des années, le groupe s’est élargi aux différentes Eglises évangéliques présentes à Nîmes. Toutefois, elles devaient être membres de la Fédération Protestante de France. En 2003, la Commission s’est transformée en Comité Nîmois d’Eglises Chrétiennes (CNEC),qui a déposé des statuts en Préfecture pour devenir une association reconnue (loi 1901). Le CNEC tient une Assemblée générale annuelle et s’est doté d’un Bureau.
Actuellement, le CNEC est composé de 8 Eglises et 2 Eglises sont des membres associés. Sur le plan financier, chaque Eglise verse une cotisation et les collectes des diverses célébrations permettent de constituer un budget pour mener à bien les activités. Le Comité Nîmois d’Eglises Chrétiennes se réunit chaque mois. C’est un lieu d’échange d’information, d’écoute et de dialogue théologique. Son travail consiste à vivre pleinement l’année liturgique sur le plan oecuménique, à savoir :
la Semaine de Prière pour l’Unité des Chrétiens, chaque année du 18 au 25 janvier
la Semaine Sainte
le Temps de l’Avent

Par ailleurs, le CNEC organise 3 Ateliers oecuméniques de prédication par an pour les prêtres et les pasteurs. Tous les 3 ans, il parraine un Forum oecuménique des Jeunes. Il participe à la Journée régionale oecuménique annuelle ainsi qu’à la Journée mondiale de prière qui a lieu le premier vendredi de mars.

Quelques temps forts :

-en séance mensuelle, la série de présentation de chaque Eglise qui a permis à tous d’apprendre à se découvrir et à mieux se comprendre.

-le dimanche de Pâques, depuis 2016 ans déjà, à l’issue des messes et des cultes, les fidèles sont appelés à se retrouver sur le parvis de l’Eglise Saint-Paul pour proclamer ensemble la Résurrection. C’est près de 400 personnes qui entonnent “A toi la gloire” à l’issue de la cérémonie.

– en ce moment, le CNEC étudie à chaque séance la brochure publiée à l’occasion des commémorations de 2017 “Du conflit à la communion” qui est un rapport de la Commission internationale luthéro-catholique.

Le CNEC est un lieu fort de partage entre chrétiens qui permet d’affirmer dans la Cité notre foi en Jésus-Christ.