Echos de la Semaine Sainte 2019

Mercredi saint  : Une célébration commune

Ce soir-là, catholiques et protestants étaient rassemblés  à Nîmes pour une célébration partagée avec l’ACAT (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture).  Un spectacle sur le dernier repas de Jésus  a clos la soirée.  C’était à l’église Saint Dominique.

Jésus prend le repas de la Pâque avec ses disciples
Le temps du partage, mais aussi, pour Judas, le temps de la trahison. Le pasteur Jean-Christophe Müller nous a renvoyé cette question que se sont posée les disciples : « Est-ce moi ? » « Est-ce moi qui vais te trahir ? » Qui peut être sûr ?
Il existe un lien profond entre les souffrances du Christ et celles de tous les torturés, de tous les maltraités d’aujourd’hui. Deux situations particulières ont été évoquées lors de la célébration, suivies d’une prière. Était aussi proposée une exposition, composée de cinq ensembles : un tableau classique illustrant les différentes étapes de la passion ; une photo contemporaine, illustrant le non-respect des droits de l’homme aujourd’hui.

Un spectacle intitulé « le dernier repas » et mis en scène par Alain Portenseigne
Saviez-vous que seul l’évangéliste Jean rapporte en détails le dernier repas de Jésus avec le lavement des pieds et les dialogues entre les disciples ou avec Jésus ? Il était tentant pour un metteur en scène d’en faire une lecture théâtralisée.
L’acteur, Alain Portenseigne, incarnait Simon le Zélé (ou le Zélote) et racontait le dernier repas de Jésus à sa manière. Un spectacle qui a renouvelé notre lecture et incité à revenir au texte de l’Évangile.

Jeudi Saint

Un culte a été célébré par l’Eglise protestante Unie de Nîmes dans le temple du Mas des Abeilles pour faire mémoire du dernier repas de Jésus avant son arrestation.  L’occasion de se rappeler avec solennité que Jésus a accueilli sans restriction  ses douze disciples avec tout ce qui va avec :  le reniement de l’un,  la trahison de l’autre et l’abandon de tous.

Vendredi Saint

Le matin au Grand temple et le soir au Temple de  la Fraternité,  le culte du vendredi saint a rassemblé tous ceux qui voulaient se  recueillir autour de ce vendredi pas comme les autres. L’occasion de redire notre foi :  lorsque le ciel est bas dans nos vies, croire malgré tout que l’aube se lèvera. Lorsque la peur est là, croire que la joie renaîtra. Lorsque la haine semble gagner et ouvertement s’afficher, croire  envers et contre tout que l’amour reste à chercher.

Dimanche de Pâques

Une proclamation commune de la résurrection

Une tradition vivace de l’œcuménisme à Nîmes rassemble chaque année des chrétiens catholiques, protestants de diverses communautés et orthodoxes (malgré le décalage de date) pour proclamer publiquement la résurrection du Christ. Cette année, c’était sur le parvis de l’église Saint Paul, le dimanche de Pâques, à 12h15, à l’issue des  différentes cérémonies pascales ayant réuni les chrétiens dans les multiples lieux de culte de la ville.. Il y avait là 300 personnes.

« Christ est ressuscité » « Il est vraiment ressuscité » : telle est, chez les Orthodoxes, la salutation du dimanche de Pâques. Elle dit la joie de la résurrection, la réalité du tombeau vide et l’appel à la vie.

Le récit de la résurrection  dans l’évangile de Luc a été lu par diverses personnes,  puis une personne représentant  chaque confession a apporté un bref message. L’ensemble des présents a prié avec les mots du « Notre Père », puis tous les pasteurs et prêtres ont donné ensemble la bénédiction. Un éclatant « À toi la gloire », chanté par tous et accompagné par une fanfare de l’Armée du Salut, a clos cette célébration. Puis ce fut le temps du verre de l’amitié, préparé par la communauté catholique.

 

« A l’heure de mourir
nous aurons peur,
et pourquoi pas,
de quitter l’en bas.
Ce ne sera pas
la fin du monde
puisqu’au Golgotha
la fin a passé derrière.
Le voile du temple s’est déchiré,
Dieu n’est plus emmuré,
le passage est libéré.
C’est par le souffle
qu’il vient à nous
c’est  par le souffle
que nous allons à lui.
La mort n’est plus
ce qu’elle était,
elle demeure blessure
toujours interrompue.
Elle a perdu son aiguillon
et n’aura plus jamais
raison. « 

 

(Francine Carrillo)

 

 

 

 

 

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