Speakfé

Au bar « le Délicafé », une parole circule dans la joyeuse liberté d’échanges contradictoires et ouverts

 

C’est le   « SPEAKfé  » .

Dans ce café, il y a du SPI et du CAFE mais  il y a aussi du « speak » (parole) !

A l’heure où l’actualité nous confronte aux dérives des fondamentalismes et où les intégrismes de tous bords nous effrayent, un petit groupe de protestants rattachés à l’Eglise Protestante Unie a choisi de miser sur la force de la rencontre et de la parole partagée pour faire du lien et oser sortir des clivages.

Le constat de départ est celui d’un enfermement et d’un silence.
L’enfermement : chacun dans sa communauté – ou dans son rejet de communauté – mais en tout cas, bien cloisonné. Comme s’il était seulement possible de rencontrer des gens qui nous ressemblent ou pensent comme nous : l’entre-soi !. Comme si chacun évoluait dans un monde ; tous ces mondes restant parallèles et bien étanches.

Le silence : car tout ce qui touche à la spiritualité, la foi, la croyance est tabou. Comme si notre société dite laïque renvoyait ces choses-là forcément à la sphère de l’intime et du non-dit.
Pourtant, la laïcité, c’est bien la liberté de pouvoir parler de tout, librement, dans une position de respect mutuel et d’écoute. Nous sommes attachés à la laïcité dans son sens positif : la liberté de pouvoir parler de tout, librement, dans une position de respect mutuel et d’écoute.

 

 

Cherchant à sortir de cet entre-soi et de ce silence, ce petit groupe propose de mettre en œuvre un dispositif simple et convivial relié aux questions universelles de transcendance et de spiritualité en se retrouvant régulièrement (une fois par mois) dans un lieu public  pour échanger. Attention, il ne s’agit surtout pas de promouvoir telle ou telle religion ou religiosité, ni d’évangéliser qui que ce soit du fait que ce dispositif soit à l’initiative de personnes chrétiennes.

Le but est bien de (re)faire du lien en discutant spiritualité de manière ouverte et transversale, entre croyants et incroyants, quel que soit le milieu social, ethnique plus largement, culturel.

Lieu : Le « Délicafé », place Bellecroix, à Nîmes.

Horaire :  18h30 –  20h (salle du haut)

Prochain rendez-vous

Vendredi 28 Février 2020

Ce mois-ci   « Le sens de la vie pour moi ? »

   

 

Retours de janvier :
quelques bribes d’échanges
autour de la question
« religion et spiritualité ? »

 

J: J’aime pas le mot « religion » mais le sens du mot est beau : « relier » ; je préfère le mot « relation » avec Dieu,
avec le monde.

C: Je pense que la religion est un chemin pour exprimer la spiritualité.

H: Ce qui est dogmatique est intolérable pour moi. Le fait d’être en lien avec soi-même et avec l’autre c’est de l’ordre de la spiritualité.

C: Pour moi j’ai bien aimé retrouver l’étymologie : la spiritualité, c’est le souffle. L’esprit, c’est universel, l’esprit d’un lieu, de chaque chose…

M: Les religions qui se battent encore, pour moi, ce sont des codes, des rites, des dogmes et ce n’est pas lié à la spiritualité.

 

Retours de novembre :

quelques bribes d’échanges

 autour de la question

« Spiritualité: la place du corps? »

L.: le corps, c’est un sacré outil, un outil sacré !

D: avec la souffrance notamment j’ai appris à écouter mon corps, comme si un instinct de survie prenait le relais et que je trouvais dans mon corps un courage inné.

E. : Jeune, j’ai fait l’expérience de la prière en gestes du Notre Père. Depuis, le Notre Père, quand je le dis, je le VIS!

J : Pour moi, le corps c’est une belle enveloppe mais ce qui est important c’est le contenu de l’enveloppe.

HG. : Je peux témoigner d’expérience de prières dans lesquelles je perçois comme une dilatation de l’espace, plus large, plus doux ; c’est une perception très agréable. Pour moi, nous avons un corps intelligent, qui a sa mémoire et qui s’exprime.

CONTACT:

Vous pouvez  poser vos questions à  Hélène GARREL cocher son nom dans la liste des destinataires ) : https://nimes-eglise-protestante-unie.fr/contacts/